La châtaigne

La châtaigne est le fruit incontournable de l’automne.

Un peu d’histoire…

Le châtaignier existe depuis l’ère glaciaire dans les zones tempérées de l’Asie Mineure et de l’Europe.
La France compte une multitude de châtaigneraies recensant au-delà de 700 espèces différentes.

Ce fruit autrement appelé « arbre à pains » du fait de sa forte valeur nutritionnelle, est un aliment naturel complet dépourvu de gluten donc une belle alternative aux intolérants.

On utilise également son bois pour fumer et sécher les aliments et pour construire les charpentes des habitations, car le bois de châtaignier est naturellement protégé contre les vers et les insectes.

Deux variétés sont présentes en Dordogne : la Marigoule et la Bouche de Bétizac.
La châtaigne périgourdine n’est pas encore reconnue mais sa qualité est noté par le label rouge depuis le 1er octobre 2015 et est en cours de reconnaissance d’Indication Géographique Protégée.
Autre avantage : la précocité de sa récolte dans notre région… à partir de mi-septembre jusqu’à fin décembre.

Le débat : châtaigne ou marron ?

La châtaigne se différencie du marron à l’ouverture de sa bogue piquante… alors que la châtaigne comporte 2 ou 3 fruits par bogue, il n’y a qu’un marron par bogue et il n’a également pas cette petite peau amère qui permet de faciliter sa transformation. Il tient également mieux la cuisson. Le marron est de ce fait plus souvent cuisiné en garniture ou en confiserie alors que la châtaigne est préférée en farce ou purée.
Ne surtout pas consommer le marron d’Inde dont le fruit est toxique et seulement éventuellement utilisé pour ses vertus médicinales.

La castanéiculture en Périgord…

La culture de la châtaigne aurait été initiée par des moines bénédictins dès la fin du VIIIème siècle. La culture s’organise au Moyen-Âge dans le but de répondre à une demande plus pressante de nourriture due à l’expansion démographique. Des greffes seront donc réalisées pour obtenir des espèces plus nutritives car la culture de la céréale était pauvre dans notre région et le rendement n’était donc pas suffisant. Ses valeurs nutritives ont traversé les siècles et ont fait la base de l’alimentation paysanne en Périgord avec le haricot et la farine de maïs… jusqu’à la fin du XIXème. De nombreux châtaigniers disparaissent et ne sont pas remplacés. Malgré la mise en place d’un plan castanéicole pour redynamiser la filière, la châtaigne ne reprendra pas sa place de mets de base dans l’alimentation périgourdine. Mais ce fruit à coque a encore une place honorable dans les cuisines du Périgord et véhicule l’image d’un produit culturel local authentique et naturel !

Comment la manger... ?

Il est évident que la châtaigne se déguste… même se savoure au feu de bois ou blanchie à l’eau sans autre fioriture.
Petit conseil : surtout n’oubliez pas de l’inciser avant cuisson sinon elle éclatera…
Il est d’ailleurs de coutume de se réunir en Pays de Bergerac autour d’un feu lors d’animations diverses pour déguster ces marrons chauds enveloppés dans du papier journal.

Chauds les marrons ! chauds ! 

Ce fruit automnal s’accorde aussi bien avec les volailles (comme la fameuse dinde de Noël par exemple !), boudins ou poissons qu’avec les champignons régionaux tels que le cèpe ou la girolle. Il est également apprécié en confiserie juste glacé ou en crème et décliné en farine pour confectionner pains et gâteaux…

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